Renard domestique : que savoir avant d’en adopter un ?

Renard domestique

Il est controversé, il est méconnu mais il n’en n’est pas moins fascinant ! En France, avoir un renard domestique est illégal. Pourtant, de nombreux témoignages démontrent que le goupil est bel et bien un animal apprivoisable. Alors qu’en est-il ?  Zoom sur ce canidé sylvestre qui suscite le débat.

Qui est le renard ?

Le renard roux, Vulpes Vulpes de son nom scientifique, est un canidé de petite taille. Il mesure environ quarante centimètres. Il possède une ossature très légère. Il pèse entre cinq et onze kilos, seulement ! Son museau est long et fin. Il a de petits yeux en ovale qui, comme le chat, lui permettent de voir la nuit. Sa queue est très fournie. Il existe de nombreuses robes vulpines : argenté, marbré, blanc, gris, etc. Cependant, le renard commun, celui qu’on trouve le plus en Europe, est roux. Il a le ventre, le cou, les babines et le bout de la queue blancs. Il a le nez et les pattes noirs tandis que les oreilles sont cerclées de noir. Le reste de son corps oscille entre le roux et le crème.

renard roux

Le renard roux est présent dans de nombreux milieux. Il vit aussi bien dans les forêts que dans les champs, les marais, les steppes ou les prairies. Il est également fréquent qu’il s’aventure près des fermes ou des habitations. Il occupe un territoire d’environ trois cent cinquante hectares. C’est un animal crépusculaire et nocturne. Il aime se reposer à l’air libre, roulé en boule avec le museau dans la queue. C’est essentiellement lorsque les renardeaux naissent qu’il se cache dans un terrier. Le renard roux vit généralement en groupe ou en couple. Cependant, il se peut que la raréfaction de la nourriture fasse se diviser la meute. Il est donc possible d’en trouver un solitaire par-ci par-là.

Un nuisible ? Ça dépend pour qui…

Le renard commun figure sur la liste officielle des espèces « susceptibles d’occasionner des dégâts ». Autrement dit, on considère qu’il pourrait nuire à la société et à l’agriculture. C’est l’excuse qui est brandie pour justifier la chasse de plus de six-cent-mille spécimens chaque année en France. Pourtant, aucun argument scientifique ne peut expliquer la présence du goupil sur cette liste. Selon l’hypothèse la plus populaire, ce sont les lobbies de chasse qui font pression pour qu’il y figure. En effet, en se nourrissant, le goupil réduit les effectifs de gibiers et de volailles. C’est donc un concurrent direct à la chasse. Or, sa présence sur la liste des nuisibles permet de l’éliminer toute l’année.

Aujourd’hui, de plus en plus d’écologistes clament haut et fort que le renard est notre salvateur. Malgré un régime omnivore, il se nourrit à quatre-vingt pourcents de rongeurs. Donc, il mange principalement les animaux végétariens qui, eux, se nourrissent de nos récoltes. En laissant l’espèce se réguler seule plutôt qu’en l’exterminant, nous aiderions les agriculteurs. Mieux encore, nous leur permettrions de se passer – partiellement ou totalement – des produits néfastes à la chaîne alimentaire qu’ils utilisent pour lutter contre les rongeurs. Alors, pourquoi peut-on toujours piéger et déterrer (sortir de son terrier) un renard toute l’année en France ?

Puis-je légalement adopter un renard ?

renard comme animal de compagnie

Non, la loi française ne permet pas d’avoir un renard domestique. D’ailleurs, plusieurs foyers qui en avaient adopté un ont vu leur canidé être saisi par l’état.

Toutefois, l’image du goupil est en train de changer. Les associations font un travail remarquable. Son rôle sanitaire, déjà reconnu dans le monde écologique, commence à être défendu par certains fermiers. Notons également que l’intérêt du public est croissant. À ce titre, de plus en plus de pays légalisent l’adoption d’animaux appartenant à la famille des renards. Citons, par exemple, le fennec dont la captivité est possible sur la majorité du territoire américain. En Russie, des études sont menées depuis plus de cinquante ans pour tenter de créer un renard domestique. Bref, le renard semble être à un carrefour important de son histoire et les choses pourraient évoluer.

Comment se comporte un renard domestique ?

comportement renard domestique

De nombreuses vidéos en attestent : la cohabitation entre une famille et un renard roux peut s’avérer tout à fait réussie. Cependant, l’illégalité et la rareté de la chose rendent les informations peu nombreuses. Voici ce que nous avons pu dénicher.

  • Même s’il peut ressembler aux chiens dans certaines situations, le renard est un animal sauvage qui n’a pas été domestiqué par l’homme. Il a besoin d’exprimer des comportements qui se prêtent peu à la vie en intérieur. Si vous ne lui donnez pas l’espace pour manifester sa nature, il risque de faire des dégâts dans votre maison. Par exemple, le goupil adore creuser. Il fait des trous pour cacher sa nourriture, pour jouer, pour fouiller ou pour se fabriquer un terrier. Enfermé à l’intérieur, il aura vite fait de creuser dans votre fauteuil. En bref, comme c’est le cas pour ceux qui souhaité domestiquer un raton laveur, le renard a idéalement besoin d’un accès à un grand espace extérieur. Attention cependant, c’est un fugueur professionnel. Soit il creuse sous les clôtures, soit il passe par dessus mais il trouve régulièrement un moyen de s’échapper.
  • Le goupil est naturellement possessif avec les choses qui lui sont précieuses, qu’il s’agisse de nourriture ou d’objets. Il peut mordre s’il a l’impression que vous allez lui prendre ce à quoi il tient. D’ailleurs, il aura tendance à marquer les choses qui comptent pour lui. Il pourra donc faire pipi sur votre lit, sur ses jouets, voire même sur ses gamelles. L’odeur de son urine est particulière. Il est difficile d’en libérer les objets qui en ont été imprégnés. Le marquage est un instinct naturel qu’il est compliqué de contrecarrer tant il s’agit d’un réflexe.
  • C’est un animal qui s’attache profondément à une ou deux personnes. Avec elles, il va se montrer très affectueux, parfois même plus qu’un chien. Néanmoins, il va également être stressé par l’arrivée d’inconnus ou de personnes qu’il côtoie rarement.
  • C’est un canidé grégaire qui vit en petits groupes dans la nature. Habitué très jeune, il s’entendra bien avec d’autres animaux. Gardez quand même à l’esprit que c’est un animal sauvage. Il vaut mieux ne pas le laisser en compagnie de vos animaux domestiques sans surveillance.
  • Ce n’est pas un chien. Il a un langage corporel différent. Pour le comprendre, il faudra que vous appreniez à le lire.
  • Durant leur premier automne, les jeunes ont une poussée d’hormones. Chaque renard y réagit différemment. C’est une période durant laquelle il a tendance à mordre plus. Après ce temps, ses instincts sont également plus forts. Le renard peut donc se montrer plus distant et plus agressif.
  • Enfin, le régime du goupil doit être composé majoritairement de viande crue contenant des os. Les fruits et légumes ne représentent qu’une petite partie de son alimentation.

Finalement, il convient de préciser que ces informations sont des généralités et que chaque renard est unique. L’âge auquel il est adopté a une grande influence sur son comportement. Certains goupils sont également plus dominants que d’autres. Précisons aussi que beaucoup d’inconnues subsistent dans le processus d’éducation d’un renard domestique.

Et vous, pensez-vous que le renard domestique devrait être autorisé par la loi ?

14 Commentaires

  1. Bonjour, oui l’adoption d’un renard devrait être légal!
    Sous certaines conditions évidemment (formation, test de connaissance de l’animal par exemple)
    mais puisqu’il est chassé tout au long de l’année, il est aberrant que l’adoption d’un renard soit interdite…

  2. Il devrait être possible de l’adopter, surtout pour les agriculteurs. Dans un domaine agricole, il aurait l’espace nécessaire et pourrait continuer à vivre presque à l’état sauvage tout en supprimant des rongeurs dans les champs et les réserves de paille, foin ou graines. Le renard mange en moyenne 3000 rongeurs par an, ce qui représente environ de 2000 à 2 400 euros de dégâts en moins par an pour un agriculteur.

  3. Adopter un renard, sérieusement ? Je n’ai rien contre les personnes qui, trouvant un animal sauvage mal-en-point ou un jeune esseulé (jeune oiseau, renardeau encore de quelques jours ect…), l’apprivoisent et le garde chez eux, tant qu’ils s’en occupent correctement et respectent sa nature profonde.
    Mais je suis tout à fait contre les personnes souhaitant adopter (et non pas recueillir) un animal sauvage pour leur simple plaisir !
    Les chats ou chiens ne suffisent plus ? Il faut maintenant adopter des loups, des renards, des aigles et des tigre, même pour le commun des mortels ?

  4. Je ne pense pas que le renard soit fait pour être adopté. Il reste un animal sauvage. Tout au plus, on doit pouvoir aider à survivre une portée de renardeaux orphelins avant de les remettre en liberté dans la nature.
    Néanmoins, il doit être enlevé de la liste des nuisibles afin qu’il ne soit plus chassé (voir massacré par les chasseurs) comme c’est le cas actuellement.

  5. oui je suis d’acore avec HUGOT ! sur les terre de mon oncle il y a souvent une nichée de renard ! ! il y à 40 ans un couple de renard on eux 5 petits. Il y a 24 hectares de plantation forestière plus 7 hectares de champ cultivé ou mon oncle ne tolère pas la chasse ! il a fais de sa plantation forestière une réserve interdite a la chasse !Il a aussi 5 étangs également interdit, toutes ces parcelles sont interdit de chasse ! Il aime pas être polluée par le plomb , car il et très écologiste et biologiste ! Un jour je nettoyais les déversoirs de ses étangs, et j’entendais des bruits Bizarre dans les roseaux, ou suis aller voire et j’y ai trouvée un jeune petit renard qui patouillais dans des nénuphars il était bloquer, voir même emmêler, et a bout de force, sa mère était a distance et poussais de drôle petit cries en s’agitant dans tout les sens, dans une cabane prée de l’étang j’avais une grande épuisette avec la quelle j’ai pus le sortir de la, il était a peine sevrer et il grelotait ! Heureusement j’avais de quoi me laver les mains car quand je bricole j’ai toujours de quoi me laver et m’essuyer les mains avant de casser la croute, Alor j’ai pris une serviette propre, et je l’ai sécher, mais il était un peut stresser, mais sauver !Mon oncle me rejoins peut de temp après, et je le lui montre en lui expliquant son calvaire! Et la !! il me dit ! regarde l’Aba a 25 30 mètres de la cabane ! J’ai aperçus sa mère qui nous observais, et il y avais 4 autres petits avec elle, et je lui dit oui ça fais un moment qu’elle tourne dans tout les sens, et mon oncle m’a dit ! c’est normal car elle veux le récupérée, et il me dit il vau mieux lui rendre son petit, et d’aller sur une dizaines de mètre et le poser et de revenir pour voire ce qu’elle fera ! Et au bout de 5 minutes, elle et venue le chercher avec beaucoup de méfiance ! Qu’on a dû même prendre 10 mètres de plus en s’éloignant de la cabane pour la rassurée , et c’est la qu’elle a agit ! Elle a pris par la peaux du coup a fait une quinzaines de mètres et sais arrêter, pour nous regarder juste quelque seconde, les oreille un peu inclinée en arrière, avec un regard pincer de douceur, et repartie en toute confiance ! et mon oncle me dit ! C’est un signe de remerciement ! Et la je lui répond j’en suis même persuader ! Alors ne modifiée pas la vie de n’importe quelle être ! Ils son plus heures dans leurs monde ! tout comme vous !

  6. On devrait pouvoir en recueillir, plutôt que des chasseurs les tues sauvagement, les parents ainsi que leur portée !
    Ça n’est pas un animal dangereux pour l’homme, et avec une bonne éducation et milieu de vie, ça devrait être autorisé.

  7. En réponse à Hugo, je suis paysanne, éleveuse de chèvres et amoureuse des renards. J’adore les observer en train de chasser et il y a quelques années j’ai eu la chance de partager, de loin, cette observation avec maitre goupil. Je me mettais sur le pas de ma porte, le matin à l’aube pour admirer le renard dans la prairie de mon voisin. Goupil se tournais vers moi, s’assayais, et nous passions plusieurs minutes à nous admirer mutuellement photos à l’appui. Un après midi des chasseurs sont venus, ont enfumé le terrier et ont descendu à coup de fusils les renards un par un. Ils étaient libres, certes. Libres de se faire tuer. Alors les apprivoiser, les aimer (sans les mettre en cage), ce n’est pas une prison, c’est simplement essayer d’en sauver certains de la bêtise et de la soif sanguinaire de l’homo sapiens primaire que sont certains de nos congénères. …

  8. les renard sont des animaux sauvages mais aussi il peut être un ami pour l homme comme le chien je ne comprend pas pourquoi ses interdit

  9. L’adoption d’un renard devrait être légale sous permis après une formation et une inspection des conditions de vie offertes par le futur propriétaire. En plus de l’intérêt domestique du renard (qui est un animal très social), il peut aussi être utilisé (raisonnablement) pour le contrôle des rongeurs et autres nuisibles.

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